L'Orne RadicaleParti Radical de gauche

POSITIONS ET PROPOSITIONS DU PRG ORNE à l’égard d’un éventuel rapprochement entre le PRG et le Parti Radical de Valois

16/11/2017
Actualités du PRG

10 novembre 2017

Un rappel a été fait du « divorce initial » quand J-J Servan-Schreiber avait entrainé une partie des Radicaux derrière Valéry Giscard D’Estaing avec la droite d’alors, les autres choisissant de rester à Gauche. Quelques tentatives (discrètes) de rapprochement ont eu lieu depuis mais sans aboutir. Aujourd’hui le bouleversement de la vie politique redonne une actualité à une telle éventualité.

1// Synthèse des réponses au questionnaire – portant sur un potentiel rapprochement PRG/PRV – diffusé aux membres de la Fédération ( et sympathisants ) par le Président de la Fédération du PRG Orne, Thierry Jeantet, le 2 Octobre 2017.
Rapprochement ou fusion entre le PRG et le PRV : Heureuse renaissance ? Ou simple arrangement pour faire face à un affaiblissement des deux Partis ?
Toutes et tous se disent conscients de la crise que connaissent au plan national les deux partis, leur affaiblissement, perte de crédibilité, la nécessité de "changer ". Conscients aussi du fait que les victoires de Emmanuel Macron et LREM, lors de la Présidentielle et aux législatives 2017, ont modifié la donne politique ; notamment en occupant une partie de l'espace radical.
Difficile d'avoir "réponse carrée" estiment les membres du Prg Orne. En effet les réponses reçues vont pour les unes dans le sens du rapprochement. "Cela me semble raisonnable dans le contexte politique actuel ; et possible, car nos deux formations, séparées en 1972... sont maintenant à peu près égales en nombre du point de vue électoral" résument les unes ou les autres. Certains voyant "dans cette tentative une nouvelle vision politique".
Mais d'autres expriment des doutes sur la réelle utilité de ce rapprochement, les partis traditionnels étant jugés par la majorité des membres "fragiles", le remède étant pour eux ailleurs.
D’autres font part d'une forte réticence car ils voient dans un éventuel rapprochement une "perte d'identité". Une des craintes évoquées est celle "d’un simple raccommodage dans l'urgence malgré quelques efforts de clarification (groupes de travail communs, etc.) et surtout celle d'un manque d'analyse et réponses quant aux défis majeurs que connaît notre pays et l'Europe, aux attentes nouvelles des citoyenne, citoyens.
De plus : "le progressisme radical ne risque il pas d'être définitivement noyé dans une approche trop néo-libérale ? "Erreur déjà commise par le PRG qui avait "collé" à la
politique gouvernementale de Manuel Valls (qui a échoué à relancer l’économie française, à réduire le chômage et a accentué les fractures sociales) expliquant en partie les
échecs du Prg et sa disparition des "radars politiques".
Les plus jeunes, quant à eux, ne s'intéressent guère ou pas du tout à ce rapprochement entre les deux partis, faisant comprendre que cela appartient "à un autre temps", ressemble trop à un "arrangement de circonstance" et que "les combats pour le progrès social, écologique et civique exigent d'autres actions", et d’abord la mise en avant d’un "Projet largement débattu non pas simplement dans le parti mais en consultant citoyennes et citoyens au delà des cercles habituels".

1/ Comment appréciez-vous cette tentative d'unification ? Est elle pour vous de circonstance ou possiblement porteuse d'une nouvelle vision politique. Si oui, laquelle ?
"Cette tentative de réunification paraît plutôt positive, dans la mesure où elle peut renouveller à la fois les adhérents potentiels et nos prises de décision. Nous serons moins liés par les grands groupes politiques qui nous accueillent quand ça les arrange et nous écartent quand ils n’ont plus besoin de nos voix (socialistes pour le PRG, Les Républicains pour Valois).
Ce à quoi, sur ce point précis, il faut souligner, répondent d’autres que le Président de la République Emanuel Macron l'a fait sans attendre qui que ce soit, incluant d'ailleurs dans son gouvernement deux ministres Radicaux de Gauche.
Enfin de façon plus catégorique, d’autres encore, estiment dans le rapprochement potentiel entre PRG et PRV "une simple manoeuvre", "trop précipitée" et plaident pour une vraie mise "en débat" quitte à prendre au cas par cas des positions communes quand cela est possible.

2/ Si, selon vous, le rapprochement doit se faire, sur quelles valeurs radicales doit-elle particulièrement reposer ?
"L'Humanisme" doit rester au coeur du radicalisme plaide unanimement les membres (et sympathisats). "Laïcité" ajoutent les autres. Laïcité : nous sommes dans une république "laïque", qui laisse à chacun le droit de croire ou de ne pas croire. En outre, la laïcité ne peut être qualifiée de "vertu" sans écorcher la langue française. C’est un
"principe" régissant les institutions de la France, comme la liberté et l'égalité.
La fraternité doit être mieux valorisr qu’aujpurd’hui car il y a des attitudes qui peuvent être plus fraternelles que d’autres ! Cette fraternité, qui soude et doit souder les habitants de France en une grande famille, impose à chacun le respect de son "frère" français. Plus encore : trouve un équilibre entre démocratie /social / écologie/ économie.

3/ Qu'elles devraient être les principaux axes d'action d'un Parti radical réunifié ou fédéré ? Quelles réformes devrait il proposer, défendre ?
D’abord : mettre le cap sur le Social, le Civique, autant que sur le Cap écologique. La France vit en effet une crise Sociétale due aux bouleversements internationaux, à la rapidité des transformations économiques et technologiques, avec le sentiment que les réformes qui se succèdent depuis plusieurs années ne répondent pas aux défis présents, la Politique ayant été dépassée par le libéralisme économique, la distance s'étant accrue entre les citoyens et les gouvernants. Faire à nouveau Société devient urgent ...
Appuyer le développement des entreprises d'Economie Sociale et Solidaire et des Entreprises Participatives à responsabimités Partagées.
Relancer le Plan de Lutte contre la Pauvreté qui doit être une priorité évidente.
Ensuite défendre d’une politique européenne fédérale, efficace et unifiée, tant au plan culturel que dans le domaine de la défense ainsi que de l’économie et des finances et bien-sur en souhaitant l'émergence d'une politique sociale jusqu'ici trop étroite.
Donner une priorité à la Démocratie locale de proximité qui semble aujourd'hui menacée dans les zones rurales et Péri-urbaines. Demandant une valorisation du rôle notamment des maires. Les partenariats publics / privés devant être revus dans le sens d'un plus grand respect de l'intérêt général .Renforcer les partenariats États / Collectivités Territoriales / ESS.

4/ Quel devrait être son positionnement vis à vis du Président de la République et de son gouvernement ?
Toujours sur examen des dossiers et en appuyant tout ce qui pourra aboutir à un progrès social, civique et écologique... tout ce qui liera innovation sociale et civique aux innovations économiques et technologiques.
Christophe Lecat pense qu’il faudrait un accompagnement sur des sujets de société et un positionnement plus incisif sur l’accompagnement social des transformations
économiques menées par le gouvernement.

5/ Qu'elles relations devrait il établir (ou pas) avec LREM, le Parti Socialiste, EELV et/ou d'autres partis ?
Toujours selon les cas et la pertinence des projets.
"Nous aurons des élus intelligents qui sauront trier entre ce qui relève du bien commun et ce qui est le produit de la politique politicienne" dit Marie-Jo Pierre.
Mais des questions sont posées : ne faudrait il pas choisir une stratégie de rapprochement / alliance avec LREM pour peser plus ? À condition que la "politique radicale" évoquée par le Président de la République soit radicalement sociale et écologique et pas seulement radicalement économique et que les Citoyennes et Citoyens soient en état de participer.
Christophe Lecat est lui dubitatif à propos de LREM, inquiet de députés ignorant le sujet lors de votes à l’assemblée, il se demande s’il n’y a pas là "une bombe à retardement".

6/ Comment devrait être organisé ce Parti réunifié ?
Sujet restant à traiter ...

7/ Quelles devraient être les premières initiatives, manifestations de celui-ci ?
a) Intervenir sur les thèmes suivant :

  • Renforcer / mettre en place une protection sociale tout au long de la vie et avoir une politique d'accès universel à un niveau de vie décent.
  • Proposer une politique de grands projets Européens (énergies renouvelables, nouvelles technologies decommunication, eurotrains...), interdéveloppement avec les pays du Sud.
  • Redonner des moyens d'action aux associations.
  • Renforcer la défense et la police de proximité...

b) En tant que Parti, pour se donner une lisibilité, déclencher une campagne percutante sur les valeurs et sutout un projet clair déclinée dans les régions.
Le texte envoyé par le PRG natiional paraît sympathique en première lecture mais très flou et de nature plutôt libéralo-centristre dons inaudible, il ne se distingue en
rien des partis centristes les plus traditionnels. Il ne constitue pas un projet.

8/ Pensez vous que des personnes n'ayant jamais adhéré à une organisation politique ou n'adhérant plus à un Parti pourraient rejoindre le Parti radical réunifié ?
"Oui, mais à condition de démontrer que nous sommes respectables, dignes de confiance...".
Mais le doute est très fort et existe en particulier de façon évidente chez les jeunes. Ils pensent que c'est "rester nous même" serait le plus clair et le plus mobilisateur quitte à rénover le fonctionnement national du parti et de devenir un vrai mouvement politique et citoyen.
Plus largement il y a une méfiance vis à vis de ce qui pourrait être une dilution dans le "marais centriste" à la mode de la troisième et quatrième Républiques précédentes et dans un libéralisme vieux jeu.

2// Conclusions et donc positions adoptées lors de la réunion fédérale du 10 novembre 2017 tenue au siège à Mortagne-au-Perche.
A / Le préalable incontournable est l’adoption d’un « projet politique de progrès sociétal » qui ne se contente pas du nécessaire rappel des valeurs radicales, humanistes, de gauche mais soit fondé-par exemple sur :
a. 1 - La priorité donnée à un cap social comprenant notamment des propositions en faveur « d’un accès universel à un niveau de vie décent (nouvelle politique de l’Etat et partenariats Public / associations…). Accompagné de mesures d’urgence pour lutter contre la pauvreté. Et faciliter l’intégration sociale, cuturelle, écomnomique des immigrés.
- La mise en place d’une « Protection Sociale tout au long de la vie » venant notamment équilibrer la récente loi surle droit du tavail.
- La tenue annuelle d’une Conférence Nationale Etat/Partenaires Sociaux incluant les Représentants de l’Economie Sociale et Solidaire.
- Le maintien des Institutions Paritaires garantissant une gestion démocratique des retraites quitte à mettre en place une politique contractuelle avec l’Etat au sujet des Retraites.
- Une nouvelle Loi sur l’Economie Sociale et Solidaire venant compléter celle de Juillet 2014 (notamment sur les modes de financement, sur les Partenariats Etat/Territoires/ESS en matière d’emplois d’utilité sociale, éducative, territoriale..).
- Complémentairement une loi sur « les Entreprises à responsabilité Partagée ».

a. 2 - Le triplement, en France, des budgets publics allouée à la Recherche Fondamentale et appliquée et la proposition d’une véritable Agence européenne de Développement des Recherches.

a. 3 - Un renforcement du rôle de la Banque Publique d’Investissement et par ailleurs la mise en place de systèmes de garantie des placements orientés vers les start-up classiques et d’ESS , comme vers les PME (fonds mutualistes Public/privés/ESS). La réforme de la Loi sur les Titres Participatifs pour les rendre plus accessibles y compris aux PME.

a. 4 - L’introduction de la Laïcité dans la Constitution mais accompagnée d’une politique de formation dès les petites classes sur le sens des notions de Fraternité, Egalité, liberté.

a. 5 - Des propositions renforcées en direction des Pays de l’Union Européenne pour aller vers une véritable Fédération et de constitution d’une « aile marchante » (celle des pays de l’Euro) plus intégrative sur les plans sociaux, écologiques, économiques que politique.

a. 6 - Une « offensive » franco-européenne en faveur d’une conférence internationale de la Paix préparée avec le Secrétaire Général de l’ONU.

a. 7 - Une réforme de la Constitution donnant plus de possibilités aux citoyennes et citoyens de participer à la vie publique, politique (extension des droits référendaires, etc.).

B/ Le rapprochement entre les deux partis radicaux devrait passer d’abord par une étape fédérale permettant d’aller vers un mouvement ou une plate-forme « radicale et radicale socialiste, écologiste » ouverte à toute citoyenne, tout citoyen souhaitant dans un esprit réformiste et progressiste de participer à la vie politique de façon inovante, collaborative, interactive. C’est, en effet, un nouveau modèle d’organisation politique qui doit être recherché (en intégrant les possibilités offertes par internet, les réseaux sociaux).

C/ Ce mouvement ou cette plate-forme pourrait alors apparaître comme un partenaire de gauche constructif vis à vis de la majorité présidentielle et en état de dialoguer avec les autres forces respectueuses des principes républicains, porteuses de propositions convergentes.